4 avril – Visite du nord de SF

Maintenant qu’on a visité l’l’ouest et l’est de SF, l’itinéraire de ce jour est essentiellement pour se rendre à Muir Wood, un parc

On commence par traverser le fameux pont. Je voulais que mes « clients » le traverse à pied mais ça ne semblait pas d’intérêt ce jour. Je m’y reprendrai. Par contre, on a aperçu Paul Houde sur le pont avec une équipe de tournage. Nous avions su le matin qu’il était à SF

Tout d’abord un petit détour vers Point Reyes station pour se rendre vers la San Andreas fault trail afin de voir un effet du tremblement de terre de 1908. A un endroit précis, on voit qu’une clôture est a été sectionné en 2 et qui a sauté de 16 pieds lors du tremblement de terre de 1906

Pour voir d’autre effet de cette faille, c’est plutôt vers Death Valley, que des crevasses sont plus apparentes..

Pour en savoir plus sur la faille, je vous conseille de lire cet article : https://www.nps.gov/pore/learn/nature/faults.htm et https://www.sanandreasfault.org/

Informations provenant de ces sites :

La faille traverse la Californie, en partant de San Diego, Los Angeles, toutes la cote et parfois elle suit la route 1 juste ou l’on voit aussi son effet dans un bassin d’eau le San Andreas dam. Puis le faille continue au nord de ce lac pour se jeter dans la mer à Mussel Rock pour revenir à Point Reyers et continue au nord de la Californie dans la mer.

Point Reyes National Seashore se trouve sur le bord est de la plaque tectonique du Pacifique, une plaque océanique sous-jacente à presque tout l’océan Pacifique, de la côte ouest nord-américaine au nord de l’Alaska, à l’ouest du Japon, au sud de la Nouvelle-Zélande et à l’est de l’est de l’océan Pacifique Sud.  À l’est de cette plaque, la plaque nord-américaine s’étend pour la majeure partie de l’Amérique du Nord, y compris le Groenland et se rend jusqu’au milieu de l’océan Atlantique.

La faille de San Andreas s’étend le long de la frontière entre la plaque pacifique et la plaque nord-américaine en Californie.  Non seulement deux plaques se rencontrent le long de la faille de San Andreas, mais elles se déplacent l’une contre l’autre. Les forces à l’origine de ce mouvement se trouvent à plus de 150 km sous nos pieds. Des courants de magma remontent lentement de l’intérieur, se répandent sous les croûtes océaniques et continentales, entraînent les plaques puis s’enfoncent pour circuler à nouveau. Comme une patinoire bondée d’autos tamponneuses, les plaques s’écrasent et s’entrechoquent au fur et à mesure qu’elles se déplacent. C’est le long des limites des plaques que l’action se déroule. On estime que la plaque du Pacifique glisse vers le nord-ouest d’environ deux pouces par an, mais le déplacement le plus spectaculaire de cette faille s’est produit en 1906 lorsque la péninsule de Point Reyes a bondi d’environ 20 pieds vers le nord-ouest.

La faille de San Andreas divise deux masses continentales de géologies différentes. À l’est de la faille se trouvent des roches connues sous le nom de complexe franciscain, une combinaison de grauwacke, de schiste, de chert, de serpentinite et de basalte coussiné. Les roches granitiques forment la base du National Seashore à l’ouest de la faille; des roches granitiques similaires se trouvent dans les montagnes de Tehachapi à l’extrémité sud de la Sierra Nevada. Au fur et à mesure que les roches granitiques se déplaçaient vers le nord jusqu’à leur emplacement actuel, des conglomérats, du grès, du schiste, du sable vert, de la siltstone et de la mudstone se sont déposés au-dessus des roches granitiques. La juxtaposition de ces deux masses terrestres résulte des forces géologiques le long de la faille de San Andreas.

Les plaques du Pacifique et de l’Amérique du Nord ne glissent pas toujours l’une sur l’autre en douceur. Les mouvements sont souvent erratiques, saccadés et soudains. Nous appelons ces mouvements des tremblements de terre. Bien que les courants de magma sous chaque plaque alimentent le mouvement, le frottement entre les roches le long de la faille empêche les plaques de bouger. Cette friction provoque une accumulation de contraintes le long de la faille de San Andreas, pliant et déformant les roches alors qu’elles stockent de l’énergie potentielle comme dans un élastique étiré. Lorsque les roches ne peuvent plus résister à la contrainte, elles se fracturent soudainement, libérant des décennies d’énergie accumulée en quelques secondes.

Puis direction Muir Woods National Monument situé à 20 kilomètres au nord de San Francisco dans le comté de Marin. Cette forêt de séquoias à feuilles d’if et de Redwood doit son nom au naturaliste John Muir. Le monument national, établi en 1908, fait partie de la Golden Gate National Recreation Area.

En 1905, William Kent achetait cette vallée difficile d’accès pour la préserver des défrichements. Des centaines de maisons de San Francisco furent construites grâce au bois des forêts de séquoias. Puis, le parc fut donné au gouvernement américain.

Le 8 juillet 1996, un séquoia à feuilles d’if de 800 ans s’écroula dans la Cathédrale Grove du parc : il mesurait 60 mètres de haut ; il est toujours à la même place mais au sol. Le parc accueille aujourd’hui entre 700 000 et 850 000 visiteurs par an.

Dans ce parc, on peut retrouver plusieurs espèces animales : 69 espèces d’oiseaux (moucherolle côtier, troglodyte mignon, gobemouche à collier, martinet de Vaux, pic vert, chouette tachetée), des amphibiens (grenouilles, tritons, salamandres), des reptiles (tortues), des poissons (truites), des mammifères (au moins 30 espèces : tamia de Merriam, musaraigne, écureuil gris, mouffette, coyote, lynx, belette, puma des montagnes, loutre, chauve-souris).

Au retour, petit arrêt à Paradise Cay afin de voir la dernière maison de Robin William à son décès.

Cette ville est aussi appelée Moseleyville. La communauté a été développée par le patriarche Tim Moseley. Actuellement, son fils Tom Moseley, son petit-fils Jeff Moseley et Jonny Moseley, qui a remporté une médaille d’or aux Jeux olympiques d’hiver de 1998, et d’autres membres de la famille résident tous dans leurs propres maisons respectives à Paradise Cay, qui comprend un peu plus de 200 maisons. De nombreuses maisons de Paradise Cay ont des quais pouvant accueillir un yacht de 60 pieds

Puis on termine la soirée à Sausalito pour un 5 à 7 pour un verre et ensuite au Copita tequileria y comida, un restaurant mexicain ou l’on peut trouver près de 100 sortes de téquilas, mezcals, une margarita primée et une gamme de cocktails unique.

Sausalito se trouve en banlieue nord de San Francisco, ville à laquelle elle est reliée par le célèbre pont du Golden Gate. Pendant la prohibition, Sausalito accueillait des gens qui vendaient de l’alcool. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un chantier assemblait des navires de guerre. Dans les années 1960-1970, les hippies investissent les lieux et résident dans des bateaux-maison faisant de Sausalito une ville flottante unique dans la baie de San Francisco. Finalement, la cité est devenue une ville bourgeoise et les loyers ont grimpé rapidement. Autrefois haut lieu de la contre-culture, Sausalito est désormais un des sites préférés des bourgeois-bohèmes qui ont fait fortune dans la Silicon Valley.

Au retour à la recherche d’un beau coucher de soleil. Ce ne sera pas ce soir, trop de nuages…